Bref, je suis devenue végétarienne.

J’ai commencé à interroger mon mode de consommation il y a quelques années déjà. Ainsi les produits cosmétiques ou ménagers industriels, que j’achetais auparavant parce que j’avais toujours été habituée à le faire et que ça me semblait normal, n’ont aujourd’hui plus leur place dans mon panier au supermarché. J’ai découvert qu’on pouvait se laver avec autre chose qu’un gel douche issu de la pétrochimie, se maquiller avec un rouge à lèvres dans lequel on ne trouvera pas de traces de plombs, nettoyer le sol de sa maison avec autre chose qu’un produit plein de cochonneries polluantes, allergisantes, voire cancérigènes. Mais pour découvrir tout ça, il m’a fallu au préalable remettre en question ma façon de penser. Je ne dis pas que je suis meilleure qu’une autre mais je sais (d’expérience, malheureusement) que certains n’arrivent jamais à ce stade là. Je crois que le point crucial de ma prise de conscience est là : faire les choses d’une manière donnée simplement parce qu’on l’a toujours faite ainsi ne signifie pas qu’il faille nécessairement persister dans cette voie. De même, ce n’est pas parce qu’un comportement semble normal et qu’il est adopté par la majorité qu’on ne doit pas le remettre en question et, surtout, qu’on ne peut s’en éloigner. Ainsi, tout ce qu’on nous offre en rayon dans les magasins n’est pas bon à être acheté, ce n’est pas parce qu’un produit existe qu’il est  sain ou éthique de le consommer.

L’un des problèmes de notre société de consommation (je ne vais rien apprendre à personne) est qu’elle est dictée par le profit, notamment celui des grands groupes. Pour engranger toujours plus d’argent, ils disposent de nombreux outils, en premier lieu le marketing et la désinformation. Les campagnes du secteur viticole qu’on voyait au début du siècle nous font à présent beaucoup rire : affirmer qu’il faut boire un litre de vin par jour pour être en bonne santé apparaît totalement farfelu aujourd’hui (l’eau à l’époque était moins saine que celle qui coule de nos robinets, certes, mais tout de même). C’est oublier un peu vite que les lobbies du lait, par exemple, nous matraquent de spots publicitaires nous incitant à consommer plusieurs produits laitiers par jour, soi-disant pour renforcer nos os. Or, il est avéré qu’un mammifère, dès lors qu’il est sevré, n’a plus besoin de lait, et ce n’est pas parce que l’homme est un homme qu’il fait exception à la règle. Est-ce qu’il nous viendrait à l’idée de boire du lait maternel une fois adulte ? (Vous êtes dégoûté à cette seule idée ? C’est bien, vous êtes sur la bonne voie !) Non. De même, le lait de vache est fait pour allaiter les veaux, et contient d’ailleurs beaucoup trop de lactose pour l’humain, qui le digère parfois mal. De plus si chacun prenait le temps de s’informer sur le mode de production du lait, plus personne n’en achèterait.

Le mensonge éhonté de l’industrie agroalimentaire, c’est de nous faire croire que tel ou tel produit nous est indispensable. Je rappelle que ce genre de spot n’est pas réalisé par l’Organisation mondiale de la santé ni par des associations de médecins, non, ils sont commandités par des groupes industriels et financiers, qui se moquent éperdument de la santé publique et courent après les capitaux. Le pire ? On les croit. Quand ils nous disent que le lait est bon pour nous, on en consomme. Si demain le secteur de la viande était en crise, des campagnes de pubs vantant les produits carnés apparaitraient sur nos écrans, c’est certain. Pour autant ça ne risque pas d’arriver de sitôt, au vu de la consommation pantagruélique de cette denrée dans les pays riches. Pourtant la viande industrielle non seulement n’est pas saine (les différents scandales sanitaires du secteur, de la vache folle à la grippe aviaire ne suffisent pas à décourager la consommation de produits carnés, les bras m’en tombent), mais en plus pose un réel problème éthique, à savoir la maltraitance animale.

Ça vous fait peur? Moi aussi.

L’expression d’une compassion pour la condition animale prête souvent à sourire. Je n’ai moi-même, pendant longtemps, pas échappé à cette règle, et les combats pour la défense de la cause des animaux me semblaient quelque peu exagérés, menés par de gros hystériques qui préféraient les bêtes aux humains – que ceux qui n’ont jamais moqué l’acharnement de Brigitte Bardot me jettent la première pierre. La posture communément admise face à ce massacre organisé (car c’en est un) est de se persuader que ce n’est pas « si grave » :  une fois visionnées les images de bébés phoques (insérez ici un coeur, un kikoolol ou ce que vous voulez) ensanglantés (ah non c’est pas trop kikoolol en fait) sur la banquise (qui sur l’instant nous soulèvent pourtant le cœur), on les oublie très vite, en se persuadant qu’on ne peut de toute façon rien y faire ; de même, nous avons une vague idée, dans le fond, que l’industrie du lait et de la viande traite les bêtes comme des machines, que les conditions d’élevage et d’abattage sont atroces, mais on ferme les yeux, puisque, à la différence des phoques tués pour leur fourrures, il s’agit là d’une souffrance « utile », puisqu’elle nous permet de manger (huuum, ce bon steak fumant dans notre assiette !). Qui plus est, elle est causée à des êtres non humains, ce n’est donc pas si dramatique. Ce ne sont « que » des animaux. Surtout, disons le franchement, c’est une souffrance à laquelle nous ne sommes pas confrontés directement. La viande arrive en effet dans les rayons emballée sous vide, bien découpée, aseptisée, lavée de son sang, et voilà l’animal devenu produit, qu’on achète sans se poser de question quant à sa provenance. S’il est en rayon, après tout, c’est qu’il est fait pour être consommé, non ?

Et bien non. Je persiste : tout n’est pas bon à être acheté. Quand vous êtes face à un produit au supermarché, demandez-vous ce que vous achetez vraiment. Quand vous mettez dans votre caddie ce steak lamba du rayon boucherie, il y a de fortes chances que vous achetiez les choses suivantes : les 5000 litres d’eau potable qu’il a fallu utiliser pour arroser les céréales destinées à nourrir la vache ; des centaines de kilos de ces céréales cultivées au Venezuela, arrosées par des tonnes de pesticides qui ont contaminé toutes les terres alentours ainsi que la population locale (des gens très pauvres, ça va de soi) ; le trajet depuis l’Amérique du Sud et son coût en carburant (c’est le cas de nombreux produits, certes) ; les quelques années de vie de l’animal, passées en captivité dans des boxes, sans espace ni place pour bouger, gavé de médicaments pour faire baisser le stress et prévenir les maladies qui pourraient être causées par les mauvaises conditions sanitaires et la proximité avec les autres bovins ; le transport jusqu’aux abattoirs, dans des bétaillères ; la mise à mort en général par électrocution de la tête, qui sonne parfois seulement les animaux, lesquels sont ensuite suspendus par les pattes, à la chaîne, et sont parfois saignés alors qu’ils sont encore conscients (question de productivité). Si vous achetez par exemple du mouton de Nouvelle-Zélande, vous achetez aussi le transport de bêtes fatiguées qui ne produisent plus assez de laine jusqu’en Europe, sur des bateaux surpeuplés et remplis de maladies. Les bêtes malades sont jetées vivantes par-dessus bord, de nombreuses meurent sur le bateau en raison des conditions sanitaires déplorables, toutes sont affamées et assoiffées. Arrivées en Europe, on les transporte, elles aussi, jusqu’aux abattoirs. Voilà le prix d’un « bon » repas.

Certains considèrent qu’il y a des combats plus importants (sous entendu : s’occuper des humains), mais ceux qui usent de cet argument là, en général, ne s’occupent dans les faits guère de leurs semblables et refusent simplement qu’on vienne ainsi titiller leur (mauvaise ?) conscience. Je crois qu’il y a de nombreux combats d’égale importance et qu’on lutte pour ce qu’on considère prioritaire. Ce qui me pose le plus grand problème, c’est que je suis convaincue que n’accorder aucun respect au vivant, le réifier ainsi, le maltraiter en toute conscience dessert l’homme et ne l’anoblit aucunement. Je pense également que la violence envers l’animal est le premier pas vers la violence envers ses semblables, car elle témoigne d’un irrespect de la vie. Au fil d’une lecture, je suis tombée sur ce texte de Marguerite Yourcenar :

Je me dis souvent que si nous n’avions pas accepté, depuis des générations, de voir étouffer les animaux dans des wagons à bestiaux, ou s’y briser les pattes comme il arrive à tant de vaches ou de chevaux, envoyés à l’abattoir dans des conditions absolument inhumaines, personne, pas même les soldats chargés de les convoyer, n’auraient supporté les wagons plombés des années 1940-1945. Si nous étions capables d’entendre le hurlement des bêtes prises à la trappe (toujours pour leurs fourrures) et se rongeant les pattes pour essayer d’échapper, nous ferions sans doute plus attention à l’immense et dérisoire détresse des prisonniers de droit commun […] Et sous les splendides couleurs de l’automne, quand je vois sortir de sa voiture, à la lisière d’un bois pour s’épargner la peine de marcher, un individu chaudement enveloppé dans un vêtement imperméable avec une « pint » de whisky dans la poche du pantalon et une carabine à lunette pour mieux épier les animaux dont il rapportera le soir la dépouille sanglante, attachée sur son capot, je me dis que ce brave homme, peut-être bon mari, bon père ou bon fils, se prépare sans le savoir aux « Mylaï » [village vietnamien dont la population fut massacrée par un détachement américain]. En tout cas, ce n’est plus un « homo sapiens ».
Les yeux ouverts, cité par Jean Nakos dans le n° 33 (novembre 2010) des Cahiers antispécistes.

Les sociétés qui respectaient les animaux et le vivant  sont celles qui considéraient que l’univers formait un tout et que l’homme en faisait partie, au même titre que les créatures végétales et animales, et surtout que l’homme avait impérativement besoin de la nature pour survivre. Quand on tuait un animal, on lui était reconnaissant pour sa viande que l’on mangeait, sa peau dont on se vêtait, ses tendons dont on faisait des fils à coudre, ses os qui servaient à faire des armes et des outils – d’où les rituels d’excuses et les offrandes à l’esprit-animal. Au contraire, s’élever au dessus de l’animal comme s’il s’agissait d’un inférieur est pour moi la première étape vers le sentiment de toute-puissance qui permet l’infériorisation de ses « frères » (tu les vois mes gros guillemets?) humains. L’idée n’est pas de pleurer une poule égorgée comme on pleurerait son enfant, mais de manifester tout le respect possible envers des êtres sensibles qui possèdent comme vous et moi un système nerveux, ressentent la douleur, la peur, la solitude.

Un animal n’est pas une machine, ni un objet, et mérite de ce fait d’être traité comme ce qu’il est : un être vivant. Je refuserais que mon chat soit élevé dans les conditions dans lesquelles on élève les vaches ou les porcs et qu’il subisse le même sort, pourquoi accepterais-je qu’on fasse souffrir ces animaux là, sous prétexte qu’ils ne vivent pas sous mon toit et que l’exploitation dont il font l’objet m’est cachée (car oui, pour savoir, il faut creuser) ? Pour ma part, il y des choses que je ne veux plus cautionner. Je suis désormais passée dans le camp des végétariens et renonce donc à la consommation de chair animale, premier pas pour boycotter un secteur dont les procédés, de manière générale, sont largement contraires à mon sens de l’éthique. Les  produits animaux tels que le cuir et la laine sont issus du même système ; j’en parlerai plus tard, comme j’aborderai sans doute de nouvelles thématiques touchant au végétarisme.

Certains diront qu’en France, on est épargné, que nos éleveurs traient leurs bêtes correctement, et qu’au lieu de ne pas manger de viande, il suffit de manger du bon boeuf de l’Aubrac élevé en plein air. Pour moi ça ne suffit pas. Le fait même d’élever un animal pour le manger ensuite me fait froid dans le dos. Je trouvais ça normal, à présent ça me semble complètement tordu, comme si j’avais enfin vu la lumière (cette phrase va sans doute étayer la thèse de la secte végétarienne). Je ne supporte pas qu’on dise « Les animaux sont faits pour être mangés ». Non. NOUS les élevons pour les manger, et c’est très différent. NOUS avons fait d’eux ce qu’ils sont. Nous faisons d’eux de la nourriture. A ceux qui arguent que « l’homme mange de la viande depuis toujours », je réponds d’une part que c’est faux, et d’autre part que s’ils ne voient pas la différence entre chasser un bison mâle de temps en temps pour se nourrir, se vêtir, bref pour survivre, et faire se reproduire des milliards de bêtes, les enfermer, les inséminer de force, les frapper parfois, leur retirer leurs petits, leur pomper leur lait toute leur vie, les condamner à une existence misérable pour les mener finalement à l’abattoir, et ce, en toute conscience, et bien, je suis bien désolée pour eux.

Je vous laisse avec le documentaire qui a achevé de m’ouvrir les yeux (et une fois que les yeux sont ouverts, il est difficile de les refermer) : « Earthlings » de Shaun Monson. Attention, il est très axé sur les Etats-Unis. Certaines images sont anciennes, les sous-titres en français sont passables, mais globalement, voilà ce qu’il en est aujourd’hui de la condition des animaux destinés à être mangés, à nous vêtir, celle de nos « amis » domestiques et de ceux qu’on utilise pour la science.

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5 réflexions sur “Bref, je suis devenue végétarienne.

  1. naruwan dit :

    Ourrah! Merci, très bon poste. Depuis quelques temps avant chaque repas de viande j’ai une pensée de reconnaissance et de compassion pour l’animal qui se retrouve dans mon assiette. Je l’imagine. Et j’ai de moins en moins le coeur à manger de la viande… Ca fait déjà un moment que je me dis que ça ne m’étonnerait pas que je devienne un jour végétarienne.

  2. Mivida dit :

    Article très intéressant, je suis aussi végétarienne depuis un peu plus d’un mois. Je pense que de plus en plus de personnes sont intéressées par le sujet depuis les récents scandales concernant la viande.
    Il y a juste unje petite erreur dans ton article : quand tu dit qu’on saigne parfoit les animaux alors qu’ils sont encore vivants. On saigne toujours les animaux quand ils sont vivant, l’electrocution ou l’utilisation du matador sert juste à rendre inconscient les animaux, mais ils sont toujours saignés vivants pour que le sang puisse s’écouler. Par contre il peuvent être parfois saignés alors qu’ils sont conscients, c’est peut-être plutôt ce que tu voulais dire?

  3. quemchi dit :

    « Si chacun prenait le temps de s’informer sur le mode de production du lait, plus personne n’en achèterait ». Ah bon? Je vais dire un gros mot mais en tant qu’agronome (c’est dit) je pense etre un peu au courant du mode de production du lait. Et je mange avec toujours autant de plaisir mon morceau de comté ou de maroilles a la fin de mon repas.
    Je ne dis pas que le monde de l’èlevage est tout rose. Mais j’en ai un peu marre des discours de végétariens moralisateurs, qui feraient parfois mieux de regarder dans leur propre assiette: oui, je préfère manger un steack de boeuf que j’ai acheté chez mon boucher que n’importe quel produit a base de soja OGM importé des etats unis dont certains végétariens raffolent.
    Je peux t’assurer que l’homme/ la femme qui s’est levé a 3 heures du matin pour aider une vache a mettre bas et recommencera très probablement les quelques nuits suivantes; et qui élève ses veaux au biberon A du respect pour l’animal quand il se retrouve dans son assiette.
    Alors oui, il y a de nombreuses choses à repenser dans notre mode de consommation et de production, et d’ailleurs on y travaille, mais c’est aussi vrai pour l’elevage que pour toute autre production issue de l’agriculture. Et la diabolisation ne nous aide -vraiment- pas à faire notre boulot correctement.

    • La Chatte dit :

      L’argument du végétarien qui mange du soja OGM importé est assez fréquent, mais c’est de la mauvaise foi pour moi, car tu compares deux choses qui ne sont pas comparable : d’un côté un omnivore sensibilisé aux modes de production, et de l’autre un végétarien qui serait ignare en la matière. Il aurait mieux valu comparer un omnivore et un végétariens tous deux sensibilisés aux modes de production : entre toi qui mange ton steak de bovin élevé en France au fourrage et moi mon soja biologique cultivé en France, la différence c’est que mon mode de consommation n’induit pas de souffrance animale. Si tu veux comparer les ignares, compare un mangeur de steak de bovin élevé industriellement aux céréales OGM importées et un végétarien consommateurs de céréales OGM importées également : consommation d’OGM dans les deux cas, mais dans le cas du végétarien, on évite tout de même la souffrance animale. De mon point de vue, c’est encore le végétarien qui adopte la meilleure posture. Sinon, personnellement, tous les végétar/liens que je connais et que je lis sur Internet sont très sensibilisés aux modes de production et à la nutrition, et les OGM ne sont pas au menu chez eux. Ce sont très souvent les personnes qui mangent de la viande qui ont tendance à perpétuer cette croyance comme quoi les végétariens ne réfléchiraient pas plus loin que le bout de leur nez et se jetteraient sur n’importe quel produit qui ne serait pas animal.
      A part ça, les leçons de morale sont dispensées par les deux camps. Si tu en a assez des végétariens moralisateurs, ignore-les. C’est ce que je fais avec ceux qui veulent à tout prix me persuader que manger de la viande/ du lait est normal et qu’on doit le faire en ayant bonne conscience, parce que tout de même, c’est bon. Peut-être penses-tu en mangeant ton morceau de fromage qu’il est légitime de forcer des animaux à mettre bas pour pouvoir les traire ensuite, mais ce n’est pas/plus mon cas. J’ai déjà eu ce genre de conversation, où on m’a dit « si tu veux manger un bon produit, dans ce cas mange du boeuf de l’Aubrac élevé en plein air au lieu de boycotter la viande/ le lait », mais non, j’en suis arrivée à un stade où je ne comprends plus comment on peut élever des animaux pour les exploiter et les abattre. Les animaux ne sont PAS des produits en devenir, les considérer comme tel est absurde à mes yeux. Je sais bien que certains éleveurs font « correctement » leur boulot, mais moi, leur boulot, je suis contre. On peut se passer de produits animaux, et ce n’est pas parce qu’un jour l’Homme s’est mis à élever des bêtes, ou qu’il a eu besoin de chasser du gibier pour ses besoins vitaux (je dis bien vitaux) qu’on est obligé de continuer.
      Je ne comprends pas non plus comment on peut dire aimer ses bêtes – j’ai souvent entendu ça – alors qu’on va les faire mettre à mort à la fin – ou alors c’est une conception de l’amour qui m’est étrangère (est-ce qu’on abat son chien, qu’on aime d’amour?). Par ailleurs, si l’agriculteur a sans doute du « respect » pour l’animal qui est dans son assiette, ce n’est pas le cas de la grande majorité des consommateurs qui achètent un produit sous-vide sans même réfléchir au fait qu’il s’est agit auparavant d’un être vivant.

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